sabato 25 agosto 2012

Mexique, la spirale de la barbarie


Mexique, la spirale de la barbarie


LE MONDE |  • Mis à jour le 
Dans ces colonnes mêmes, voilà deux ans, le président mexicain, Felipe Calderon, se félicitait des résultats de la guerre de grande envergure engagée, depuis le début de son mandat, en décembre 2006, contre le crime organisé et les narcotrafiquants. "Nous allons vaincre le crime", assurait-il. Avant d'ajouter, à l'adresse de ceux qui s'inquiétaient de la progression vertigineuse de l'insécurité dans son pays : "Si vous voyez de la poussière, c'est parce que nous nettoyons la maison."

Battu lors de l'élection présidentielle de juin, M. Calderon passera la main à Enrique Peña Nieto à la fin de l'année. Avec un bilan accablant. L'Institut national de statistiques et géographie mexicain vient de diffuser des chiffres ahurissants : 27 199 homicides ont été enregistrés en 2011 ; entre 2007 et 2011, le total s'élève à 95 632 assassinats. Sur la base de la tendance enregistrée ces derniers mois, l'on estime à 120 000 le nombre d'homicides au cours du mandat de Calderon. Soit plus du double du chiffre souvent évoqué – et déjà hallucinant – de 50 000.

Cette véritable hécatombe constitue, et de loin, le conflit le plus meurtrier de laplanète au cours des dernières années. D'autant que les chiffres officiels qui viennent d'être publiés sont un révélateur implacable de la gangrène qui a gagné le pays. Au-delà du nombre de morts strictement liés à la lutte contre la drogue se développent de véritables industries du kidnapping, de l'extorsion de fonds, de la prostitution, des trafics de personnes et d'organes. La carte des homicides démontre qu'ils ne se limitent plus aux régions de forte implantation des gangs, mais ont tendance à se disséminer sur presque tout le territoire.
Cette spirale de barbarie, provoquée par la guerre contre les narcotrafics et les règlements de comptes entre les "cartels" de la drogue, n'épargne personne, y compris des dizaines de journalistes qu'on veut faire taire, ou des dizaines de maires victimes du chantage ou de la corruption. Elle semble avoir levé tous les tabous sur le respect de la personne humaine.
Cette spirale, enfin, sanctionne l'échec terrible de la stratégie "militaire" engagée depuis six ans par M. Calderon, avec l'appui constant, notamment financier, des Etats-Unis, qui constituent le principal marché des narcotrafics. Mais personne ne semble désormais en mesure de proposer une politique alternative, tant le mal est profond, la peur enracinée, la misère endémique. Et l'on peut douter que l'élection de M. Peña Nieto y change grand-chose : elle signe, en effet, le retour au pouvoirdu Parti révolutionnaire institutionnel, qui avait dominé la vie politique du pays pendant des décennies, sur fond de corruption et de complaisance à l'égard des narcotrafiquants.
Au-delà de l'Amérique centrale, le défi est lancé aux Etats-Unis et à l'Europe, dont la prospérité des marchés des stupéfiants et des ventes d'armes alimente directement la violence mexicaine. Ce n'est pas un défi exotique, mais planétaire, qui ne saurait laisser indifférent.

Felipe Calderón , dio la bienvenida a los resultados de la guerra a gran escala cometidos desde el inicio de su mandato en diciembre de 2006, contra el crimen organizado y el narcotráfico. "Lo haremos superar el delito " , aseveró. Antes de la adición a la dirección de aquellos que estaban preocupados por el aumento espectacular de la inseguridad en el país: "Si usted ve polvo, es porque limpiamos la casa ".

Derrotado en las elecciones presidenciales de junio, Calderón hará entrega de Enrique Peña Nieto al final del año. Con condenatoria. El Instituto Nacional de Estadística y Geografía de México ha propagado cifras asombrosas: 27 199 homicidios se registraron en 2011, entre 2007 y 2011, el total llegó a 95.632 asesinatos. Sobre la base de la tendencia en los últimos meses, se estima que 120.000 homicidios durante el plazo de Calderón. Más del doble de la cifra mencionada a menudo - ya asombroso - 50 000.

Esta carnicería real es, con mucho, el más mortífero conflicto en el mundo en los últimos años. Sobre todo porque las cifras oficiales que acaba de publicar un revelador son gangrena implacable que ganó el país. Más allá del número de muertes relacionadas estrictamente con la lucha contra la droga desarrollar industrias verdadero secuestro, la extorsión, la prostitución, la trata de personas y organismos. El mapa muestra que los homicidios ya no se limitan a las regiones de fuerte presencia de pandillas, sino que tienden a extenderse por la mayor parte del territorio.
Esta espiral de crueldad, causada por la guerra contra los narcotrafics y ajuste de cuentas entre el "cartel" de la droga, no perdona a nadie, incluyendo a docenas de periodistas que quieren para silenciar , o decenas de víctimas alcaldes chantaje o el soborno. Parece que se han eliminado todos los tabúes en el respeto de la persona humana.
Esta espiral finalmente sancionó el terrible fracaso de la estrategia "militar" que participan en seis años, el Sr. Calderón, con el apoyo constante, incluido el apoyo financiero, los Estados Unidos, que es el principal mercado narcotrafics. Pero nadie parece estar ahora en condiciones de ofrecer una alternativa política, ya que el mal está muy arraigado el miedo, la pobreza endémica. Y podemos dudar deque no la elección del Sr. Peña Nieto cambia mucho: ella firmó, de hecho, una vuelta al poder del Partido Revolucionario Institucional, que había dominado lapolítica del país durante décadas, fondo la corrupción y la complacencia contra los traficantes de drogas.
Más allá de América Central, el desafío es lanzado en los Estados Unidos yEuropa , cuya prosperidad medicamentos mercados y las ventas de armas alimenta directamente la violencia en México. Esto no es un desafío exótica, pero global, que no puede dejar indiferente.

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